02 mai 2008

Ma nouvelle chronique dans LOM

couvlom89b.jpgLe syndrome de la page blanche, c’est horrible quand ça vous prend, quand vous restez des heures entières devant ce bout de papier et que l’encre ne s’imprime pas.

C’est une humiliation pour l’auteur en manque d’inspiration. Ne suis-je donc plus rien ? N’ai-je plus d’idées, plus de coups de gueule à pousser, plus de coups de cœur à partager ? Suis-je encore vivant finalement dans ce monde où écrire ce qu’on veut où on veut n’a jamais été aussi simple ?

Une page blanche qui vous nargue comme le ferait un être se croyant supérieur à votre petite personne. Une feuille vierge qui vous dévisage et vous met ainsi les points sur les « i ».

Oui, mon vieux, tu n’es plus bon pour tenir une chronique, pour faire-valoir ce que tu aimes au plus profond de toi. Eh puis, une image à la télévision. Aucun rapport avec les homos. Juste un peuple opprimé, une flamme qui vacille, des manifestants arrêtés. Des valeurs disent-ils. Valeurs bafouées, trahies, mortes. Le sport comme on ne le voit plus.

Alors c’est un geste de survie mais vous écrivez sur cette feuille. Vous y mettez votre hargne et votre impuissance. Votre questionnement aussi pour se dire qu’un pays englouti avant des Jeux passionne plus les foules que ces cas quotidiens d’hectares de bitumes où la liberté n’est même pas un mot bon à penser. Vous vous dîtes qu’on fusille, qu’on moleste, qu’on pend des hommes parce qu’ils ne sont pas comme les autres. Qu’on les écrase parce qu’on les veut différents de nous. Parce qu’ils sont une vermine, une crasse dont on se lave les mains. Vous revoyez devant vous une liste de noms propres où l’on salit l’être humain pour un tort que les autorités ont inventé. Et je me dis : mais qu’as-tu fait pour eux, pour tous ceux-là qui crèvent parce qu’ils sont comme toi… avides de liberté, heureux d’exprimer leurs points de vue, rêvant d’un amour comme le tien, s’embrassant à pleine bouche devant des passants endormis ? Je suis choqué de voir des images de haine mais le petit occidental que je suis reste sur son canapé à chercher des mots à écrire sur cette une feuille qu’on ne veut que gribouiller. Une liberté de penser plus forte qu’une liberté d’agir. Morale à la con.

Des souffrances similaires par centaines. Des hontes, des ignominies. J’en vois tant chaque jour mais je ne bouge pas. Car mes frères Tibétains ont autant le sang impur que ces pédés d’Orient qu’on mène à l’échafaud. Car ces moines bouddhistes valent aussi peu que les tapettes polonaises.

D’Occident ou d’Orient, nous sommes identiques avec nos amours et nos défaites. Et la page se remplit peu à peu en pensant aux pendaisons d’homos, aux génocides africains, aux matraquages chinois. C’est uni que l’on peut y faire face et c’est en se mobilisant chaque jour que nous arriverons à supprimer cette honte humaine.

La torche n’est pas allumée pour tous les peuples opprimés mais il reste toujours un espoir pour l’auteur d’une chronique : se retrouver un jour devant sa page blanche sans pouvoir écrire sur le malheur des uns ou des autres.

Une feuille vierge comme une pureté. Comme une valeur de liberté.

30 avril 2008

Les gays, ces sous-citoyens !

12094673781.jpgL'affaire semble presque passée inaperçue et pourtant elle symbolise, à elle seule, une discrimination toujours présente de l'Etat français envers les homosexuel(le)s. Frédéric était Français et aimait un homme. Aujourd'hui, il ne l'est plus car il s'est marié à un homme aux Pays-Bas. Pour cette raison, le consulat de France lui a retiré sa nationalité car il a décidé de ne pas reconnaître son mariage lorsque Frédéric a également acquis la nationalité néerlandaise. Pourtant, selon une convention signée entre la France et les Pays-Bas, quiconque opte pour la nationalité de l'autre pays perd automatiquement la nationalité de son pays d'origine... sauf en cas de mariage avec une personne de l'autre nationalité, se voyant accordé ainsi la double nationalité.

Aujourd'hui, Frédéric est redevenu célibataire pour le consulat d'Amsterdam et ceci sur ordre du ministère des Affaires étrangères, lui demandant de rendre son passeport et sa carte d'identité, le radiant par la même occasion des listes électorales.

Son seul tort finalement pour Frédéric : être gay ! Une loi non respectée, une nouvelle fois, par l'Etat français qui prouve qu'il continue à discriminer en fonction de l'orientation sexuelle... allant jusqu'à déchoir une personne de sa nationalité.

Ces discriminations honteuses n'ont plus lieu d'être et je demande dès à présent qu'un grand débat puisse s'ouvrir dans notre pays autour de la question liée à l'union civile homosexuelle et à l'homoparentalité. Dans le pays donneur de leçons qui est le nôtre, ce vent de modernité ne ferait pas de mal pour que demain "gay" ne soit plus synonyme de "sous-citoyen".

20 avril 2008

Les mots en partage avec Jean-Luc Romero

Couverture%2520Amsterdam%252004-06-15%252006-19-04.jpgUn week-end chargé pour notre président d'honneur à Aujourd'hui, Autrement. Outre l'émission "Vivement Dimanche" aujourd'hui sur France 2 à 14h, il sera aussi invité en fin de journée par l’association "Les mots en partage".

De 17 à 19 heures il viendra évoquer les 5 livres que qu'il a écrit : « On m’a volé ma vérité », « Virus de vie », « Lettre à une droite maladroite », « Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps » et le dernier paru en février 2006 « La Nuit des Petits couteaux – Qui gagnera la bataille de Paris ? ».


Cette réunion se déroule dans la célèbre brasserie « La Coupole » 102, boulevard du Montparnasse et est ouverte à tous.

17 avril 2008

Vanneste une nouvelle fois à l'attaque

CV2.jpgCela devient une obsession chez ce député UMP du Nord : Christian Vanneste a une nouvelle fois attaqué un homme639px-Bertrand_Delanoe_2006_01_06.jpgpolitique gay pour diffamation. Après avoir porté plainte contre le conseiller régional d'Ile-de-France, Jean-Luc Romero, pour une note laissé sur son blog personnel, c'est au tour maintenant du maire de Paris, Bertrand Delanoë de subir les foudres de celui qui n'hésitait pas à déclarer l'homosexualité inférieur à l'hétérosexualité.

Monsieur Vanneste, condamné à deux reprises par la justice (en première instance et en appel) pour avoir tenu des propos homophobes, décide donc d'attaquer à tout va les gays parce qu'ils auraient tenus des propos désobligeants à son encontre.

Il est temps pour ce rétrograde de partir de la classe politique qu'il humilie bien plus qu'il ne la sert avec de telles pratiques dont seuls les responsables archaïques savent se servir. Ce monsieur ne semble donc pas comprendre ce qu'est la honte de la République.

 

11 avril 2008

Je suis élu président d'Aujourd'hui, Autrement

462721042.jpgHier soir avait lieu dans le 12ème arrondissement de Paris, l'Assemblée Générale Extraordinaire du parti politique Aujourd'hui, Autrement. Une AG convoquée à la suite de la démission de son président-fondateur, le conseiller régional, Jean-Luc Romero et donc de l'ensemble du bureau du parti politique.

Depuis quelques semaines, j'ai rassemblée plusieurs personnes autour d'un projet nouveau. Des personnes prêtes à donner un second souffle à un mouvement, à construire une politique autrement, à s'engager pleinement dans une aventure passionnante. Elles viennent du Parti Socialiste, du MoDem, de l'UMP, de la société civile. Elles ont adhéré à un parti politique depuis quelques mois ou plusieurs années, elles n'ont pour certaines jamais souhaité s'associer à un parti. Et pourtant nous nous rassemblons. Nous nous ressemblons.

Depuis hier soir, nous sommes donc une nouvelle équipe en place pour continuer à faire vivre Aujourd'hui, Autrement. Je ne promets pas des changements incroyables. Je ne peux promettre des réussites éclairs. Mais je jure de m'y engager de toutes mes forces et de développer cette politique qui me tient tant à coeur et à laquelle Jean-Luc Romero m'a initié.... Cette politique autrement !

09 avril 2008

Ecrire une nouvelle page

blogimage.php%3Ft%3D0%26i%3D285619L'envie de faire autrement. C'est cela qui me caractérise. L'envie de changer des choses, de réinventer ce qui peut faire vivre la société, de bouger des frontières établies par le passé. Vous construisez petit à petit votre chemin pour vous faire entendre, pour pouvoir participer, pour enfin aller au devant du terrain.

Il y a 6 ans, je commençais mon humble parcours en politique. Aux côtés d'un homme : Jean-Luc Romero. J'ai appris, j'ai pris des coups, je me suis fait des bosses et des bleus à l'âme. J'ai eu aussi des sourires, des espoirs, des rêves établis. J'ai aidé à la construction de certains idéaux, participé à la mise en place de structure commune à toutes celles et ceux qui voulaient vivre cette aventure qu'incarne la politique autrement.

J'arrive à la croisée des chemins. A l'aube d'un nouveau défi qui commencera à s'écrire dans la difficulté, et j'en ai parfaitement conscience. Mais si je ne le tente pas, que pourrai-je dire ? De quoi pourrai-je être certain ? Quelle aventure me fera vibrer ? Pour certains, j'aurais dû être candidat aux élections municipales car c'était la seule porte pour ne plus parler mais plutôt agir. Contrairement à eux, je ne crois pas qu'être un élu permet d'agir mieux qu'un simple représentant de la société civile et tenir leur discours revient à mettre de côtés les milliers d'acteurs associatifs, les hommes et femmes qui connaissent la réalité du terrain, les représentants de quartiers qui aident à reconstruire et à apaiser, les jeunes qui défendent leurs idées en battant le pavé. Je ne veux pas manquer de respect à ces acteurs et actrices essentiels pour le bien-être de notre société. Je me sens même mieux en étant de leur côté.

Si je n'ai pas été candidat en mars dernier, c'est par conviction que je ne pouvais me vendre pour une place sur une liste. Par conviction que mes valeurs ne pouvaient petre communes avec juste un peu d'honneur, de fierté, de prétention d'avoir son nom sur un tract. Par conviction que je ne correspondais pas à celui qui croient dur comme fer aux idées défendues dans mon arrondissement par l'UMP,le PS ou le MoDem.

Mais cela m'empêche-t-il de pouvoir continuer à l'ouvrir, à vouloir construire avec d'autres quelque chose de 100% différent ? Ce n'est pas contradictoire et ce n'est pas interdit !

Pour celles et ceux qui seront là à partir de vendredi pour construire notre politique autrement, je veux qu'ils sachent que plus que jamais nous avons notre rôle à jouer, que plus que jamais nous arriverons à nos fins. Car c'est vendredi que les choses sérieuses commencent. Car c'est vendredi que mon combat pourra éclore avec une équipe soudée à mes côtés.

27 mars 2008

Mon troisième livre est dispo !

1243639843.jpgIl est celui qui m'aura pris le plus de temps car je le voulais le plus juste possible. Petit regard sur la société qui nous entoure, sur nos façons de faire et de dire les choses, mon troisième livre se veut être une proposition pour un avenir autrement... Un avenir où la politique ne serait plus un sport d'initiés mais plutôt un bien national.

Résumé de l'éditeur :

On est toujours trop jeune pour comprendre. Trop ceci ou pas assez cela. En politique, c'est encore plus vrai : la meilleure méthode, c'est « sois jeune et tais-toi ». La France a changé. Sa jeunesse aussi. Lors des élections présidentielles de 2007, un vent nouveau a soufflé car les jeunes ont su prendre la parole. Jonathan Denis était un de ceux-là. Engagé au centre de l'échiquier politique, il reprend ce grand débat où la jeunesse a tout son rôle à jouer. Parce que pour lui, la jeunesse de forme doit laisser la place à une jeunesse de fond. Parce que pour lui, on ne peut plus vivre dans des faux semblants, dans une démocratie à bout de souffle, dans une République qui souvent ne fait pas honneur à sa devise.

Pacte d'une 6ème République, réforme du statut de l'élu, reconnaissance d'une union civile homosexuelle, nouvelles voies pour l'école, ouverture du monde étudiant sur l'entreprise, dépénalisation du cannabis, légalisation de l'euthanasie,… Autant de sujets que ce jeune responsable politique et associatif entend défendre. Avec son parti, avec la fougue de sa jeunesse mais surtout avec nous pour construire un avenir meilleur.
Et si ensemble on faisait cette politique autrement ?


Jonathan Denis, 24 ans, est délégué général du parti politique Aujourd'hui, Autrement depuis 2004. Engagé en politique il y a plus de 6 ans, il est ancien conseiller régional jeune UMP d'Ile-de-France et président fondateur de l'association Jeunes Contre le Sida. Il est aussi l'auteur de deux autres livres, L'Homme de ma Mort et Le Reflet d'une ombre parus aux éditions Publibook.


19 mars 2008

Nadine Morano, secrétaire d'État à la Famille favorable à l'homoparentalité

12059244491.jpgÀ l'occasion du remaniement ministériel qui a fait entrer six nouveaux secrétaires d'État au gouvernement, Nadine Morano (photo), 44 ans, députée de Meurthe-et-Moselle (et largement battue aux municipales à Toul) a été nommée hier, mardi 18 mars, secrétaire d'État à la Famille auprès de Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité. Dans le premier gouvernement de François Fillon, c'est M. Bertrand lui-même, ministre des Relations sociales, qui s'occupait de la Famille.

Ce matin, elle a donné une interview à RTL: même si, à titre personnel, elle est favorable à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels,  elle a tenu à rappeler qu'elle n'en était pas moins «ministre de la nation», chargée d'abord «d'appliquer un projet présidentiel», et que le président de la République n'était pas favorable à une telle mesure. Proche de Nicolas Sarkozy, Nadine Morano fait partie de ces personnalités de droite qui sont depuis longtemps favorables à une évolution de la définition de la famille en France. Elle a toujours poussé à une évolution de la législation «par paliers», estimant que l'UMP ne devait pas «avoir de tabous».

Celle qui était l'une des porte-parole de l'UMP avait notamment critiqué le conservatisme du rapport de la mission parlementaire sur la famille, sous la houlette de sa collègue UMP Valérie Pécresse, qui en 2006 passait sous silence la question de l'homoparentalité. Qualifiant le rapport d'«hypocrite», parce qu'il se rangeait derrière «l'intérêt supérieur de l'enfant» pour justifier ce silence, Mme Morano avait estimé que ce qui devait primer, c'était «l'intérêt supérieur de l'enfant et de tous les enfants, y compris ceux des familles homoparentales». Elle avait ensuite publiquement fait part de sa déception face aux propositions faites par son camp politique, qui n'étaient pas adaptées «à la réalité multiple des familles françaises» et ne protégeaient pas «tous les enfants». Elle avait également estimé qu'il fallait changer la loi pour que le conjoint d'un parent homosexuel puisse bénéficier du congé paternité, suite aux jugements défavorables rendus en ce sens. Elle a par ailleurs siégé au sein de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales (2002-2007) à l'Assemblée nationale, où elle s'occupait des questions des droits de l'enfant et de la famille.

La nomination de Nadine Morano a été critiquée par Jean-Marie Le Pen. «On aimerait se réjouir de voir la famille faire enfin son apparition dans l'organigramme gouvernemental. Mais confier le poste à Nadine Morano relève de la provocation. Cette personne n'est pas connue pour défendre la famille, mais pour militer en faveur du mariage homosexuel, de l'adoption par les couples homosexuels, de la procréation assistée pour les homosexuels, et de l'euthanasie», a affirmé le président du Front national.

À noter enfin qu'au terme du remaniement ministériel annoncé hier, Alain Marleix, ancien secrétaire d'État aux Anciens combattants, a été promu secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales, auprès de Michèle Alliot-Marie. Alain Marleix était signataire de l'entente parlementaire contre l'homoparentalité.


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par Blaise Gauquelin Info du 2008-03-19

11 mars 2008

J - 15

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10 mars 2008

Vanneste, par ici la sortie !

131665155.jpgPerdre son âme. C'est l'expression qu'avait employé le conseiller régional d'Ile-de-France, Jean-Luc Romero, pour qualifier l'investiture à Tourcoing de Christian Vanneste par l'UMP. Cela sonnait à merveille car oui le parti de la majorité présidentielle avait bel et bien perdu son âme en envoyant un député condamné pour homophobie et réfractaire à toute évolution de la société dans une ville "difficile pour la gauche" dixit l'UMP.

Difficile peut-être sauf quand on se moque des électeurs... Cela est vrai pour Tourcoing comme pour Paris d'ailleurs où le groupe UMP prend un gifle alors qu'il se croyait demandé par tous. Christian Vanneste n'aura pas besoin d'un second tour... pour se faire renvoyer par les électeurs de Tourcoing car il sont préféré élire dans le 1er tour le candidat socialiste avec plus de 53% des voix.

C'est triste pour l'UMP car ils ne le savaient pas forcément mais même en politique il y a quand même une morale.

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