16 avril 2008

François Bayrou a raté son pari du centre

mt-Force est de constater que la vie au MoDem n'est pas simple tous les jours et je peux en attester pour avoir été l'un des premiers adhérents à ce grand mouvement centriste né après l'excellent résultat de François Bayrou aux dernières élections présidentielles. J'ai déjà exprimé mes craintes, mes rejets, mes problèmes avec tout ce que pouvait et tout ceux qui pouvaient représenter le Mouvement Démocrate... ce qui m'a valu de décider de ne pas me présenter aux élections municipales sous cette étiquette.

Aujourd'hui encore, François Bayrou doit essuyer de nouvelles difficultés liées d'après lui à un complot de l'Elysée et des anciens de l'UDF qui voudraient selon ses dires récupérer l'héritage du parti centriste. François Bayrou a échoué dans son pari de rassembler autour de lui une large majorité de personnes venues de tous les horizons pour construire un véritable mouvement indépendant du centre. On le voit chaque jour avec les défections multiples de ses élus et les critiques répétées de Corinne Lepage, présidente de Cap 21 (mouvement fondateur du MoDem). Il est impossible de développer le moindre courant au MoDem, impossible de se faire entendre si on ne fait pas bande intégrante de la troupe du président, impossible de pouvoir défendre un autre son de cloche sans se faire remonter les bretelles par les plus ultras.

Peut-être, monsieur Bayrou a-t-il trop voulu en faire ? Peut-être n'a-t-il pas cerner l'ensemble des problématiques mais la moindre des choses pour un mouvement pareil est de savoir comprendre les différences, les laisser s'exprimer, accepter que venant de partout, tout le monde n'est pas d'accord. Une ligne de conduite n'a jamais anéanti une liberte d'expression et de représentation. Du neuf avec du vieux... Oui, le Modem ne peut plus vivre très longtemps en restant sur ce schéma archaïque.

Le pari du centre, c'était pourtant de faire la politique autrement. C'est raté, monsieur Bayrou.

27 mars 2008

Mon troisième livre est dispo !

1243639843.jpgIl est celui qui m'aura pris le plus de temps car je le voulais le plus juste possible. Petit regard sur la société qui nous entoure, sur nos façons de faire et de dire les choses, mon troisième livre se veut être une proposition pour un avenir autrement... Un avenir où la politique ne serait plus un sport d'initiés mais plutôt un bien national.

Résumé de l'éditeur :

On est toujours trop jeune pour comprendre. Trop ceci ou pas assez cela. En politique, c'est encore plus vrai : la meilleure méthode, c'est « sois jeune et tais-toi ». La France a changé. Sa jeunesse aussi. Lors des élections présidentielles de 2007, un vent nouveau a soufflé car les jeunes ont su prendre la parole. Jonathan Denis était un de ceux-là. Engagé au centre de l'échiquier politique, il reprend ce grand débat où la jeunesse a tout son rôle à jouer. Parce que pour lui, la jeunesse de forme doit laisser la place à une jeunesse de fond. Parce que pour lui, on ne peut plus vivre dans des faux semblants, dans une démocratie à bout de souffle, dans une République qui souvent ne fait pas honneur à sa devise.

Pacte d'une 6ème République, réforme du statut de l'élu, reconnaissance d'une union civile homosexuelle, nouvelles voies pour l'école, ouverture du monde étudiant sur l'entreprise, dépénalisation du cannabis, légalisation de l'euthanasie,… Autant de sujets que ce jeune responsable politique et associatif entend défendre. Avec son parti, avec la fougue de sa jeunesse mais surtout avec nous pour construire un avenir meilleur.
Et si ensemble on faisait cette politique autrement ?


Jonathan Denis, 24 ans, est délégué général du parti politique Aujourd'hui, Autrement depuis 2004. Engagé en politique il y a plus de 6 ans, il est ancien conseiller régional jeune UMP d'Ile-de-France et président fondateur de l'association Jeunes Contre le Sida. Il est aussi l'auteur de deux autres livres, L'Homme de ma Mort et Le Reflet d'une ombre parus aux éditions Publibook.


11 mars 2008

J - 15

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10 mars 2008

Anne Hidalgo en tête dans le 15ème arrondissement

107042662.jpgLe score est beau mais pas aussi grand que je l'avais espéré. La candidate socialiste, Anne Hidalgo, arrive en tête du 1er tour des élections municipales dans le 15ème arrondissement de Paris sans pour autant distancer complètement son principal adversaire UMP, Philippe Goujon (35,87% des voix pour le PS et 33,94% pour l'UMP). C'est un des premiers enseignements de ce scrutin : les divisions de la droite, avec notamment les candidatures de Goujon, D'Aboville et Baud, n'ont pas profité de façon exceptionnelle à la liste socialiste qui devra compter sur un report conséquent des Verts et de l'extrême gauche pour espérer réaliser ce score historique qui lui ouvrirait les portes de la mairie du 15ème arrondissement.

Autre enseignement et je n'avais de cesse de le répéter à qui voulait bien l'entendre : la campagne de la candidate MoDem, Elisabeth de Fresquet a été inaudible, sans réelles grandes propositions, toujours distancée par ses adversaires... On m'a reproché de n'avoir pas voulu m'inscrire sur sa liste pour aller soutenir Anne Hidalgo... Si je ne l'ai pas fait, c'est que je ne croyais pas en sa mécanique de campagne et le score du 1er tour m'a largement donné raison : 7,45% des suffrages soit 5885 voix dans un arrondissement où l'on compte 136 099 inscrits.

Justement, ce nombre d'inscrits constituera ma dernière remarque. Avec un taux d'abstention de 41,34 %, je ne peux que regretter ce manque d'enthousiasme des électeurs du 15ème et les invite à se mobiliser beaucoup plus largement au second tour car notre arrondissement est en passe de réussir ce que beaucoup croyaient impossible : enfin basculer à gauche et ainsi avoir ce temps d'avance qui lui manque tant.

Reste à savoir ce que voudra faire la candidate MoDem : s'allier à la liste UMP ou à celle PS ? Ne finalement rien faire et rester sur ce petit score qui ne lui profietarit en rien pour se reconstruire pour la suite ?

04 mars 2008

Jean-Luc Romero choisit Corinne Lepage dans le 12ème

2086650597.jpg338087826.jpgCommuniqué du 3 mars 2008
Elections municipales à Paris :
Jean-Luc Romero appelle à voter Lepage (liste Sarnez) dans le 12ème au 1er tour,
Et au rassemblement autour de Bertrand Delanoë au 2ème tour.

 

Au premier tour des élections municipales, Jean-Luc Romero, président d’Aujourd’hui, Autrement, conseiller régional (Majorité présidentielle) d’Ile-de-France, appelle à voter dans le 12ème arrondissement, où il vit depuis plus de 20 ans, pour la liste conduite par Corinne Lepage (Modem- liste Sarnez), en raison de son discours d’ouverture et de la constance de son combat environnemental et pour contrer la campagne « limite » menée par l’UMP dans le 12ème ardt.
Ancien secrétaire national de l’UMP, Jean-Luc Romero tire les conclusions du conservatisme des responsables de l’UMP de Paris qui n’ont pas su prendre la mesure des évolutions de la société - contrairement à certains responsables nationaux de la majorité présidentielle - et n’ont jamais ouvert leur cœur aux nouvelles aspirations de Parisiennes et de Parisiens, plus libres, plus festifs, plus tolérants, plus métissés qu’eux.
Au second tour, sans aucune hésitation, Jean-Luc Romero appellera à un large rassemblement autour de Bertrand Delanoë, seul candidat en mesure de faire la synthèse des listes allant de la gauche au centre en passant par la société civile. Durant la précédente mandature, Bertrand Delanoë a su modifier profondément le visage de Paris pour en faire une capitale moderne et audacieuse, sensible aux minorités et aux démunis, humaine et rassembleuse. Il est également le seul à pouvoir mettre en œuvre ce Grand Paris, condition sine qua non pour résoudre nos problèmes de logement, de pollution, de transports et économiques.
Par ailleurs, et comme la plupart des militants historiques de la lutte contre le sida, de la chiraquienne Line Renaud au mitterrandiste Pierre Bergé, il ne peut accepter que les 40 000 Parisiens vivant avec le sida – soit l’équivalent de la population totale des deux premiers arrondissements de Paris et un quart des cas de sida de tout le pays ! – soient totalement oubliés du programme et des déclarations de l’UMP-Paris. Comme bien des militants de la lutte contre le sida, il choisit de soutenir le candidat qui a apporté, durant tout son précédent mandat, un soutien constant et sans réticence à ce combat pour la vie et contre les préjugés.
Jean-Luc Romero qui, depuis de nombreuses années, a essayé de faire avancer la droite parisienne et francilienne sur les sujets de société et encore récemment dans un livre intitulé «  La Nuit des petits couteaux - Qui gagnera la bataille de Paris ? », constate qu’il a échoué et choisit comme maire de la capitale française un homme de rassemblement qui porte non seulement une vision ambitieuse et humaine pour Paris mais bien des combats communs nationaux comme celui sur le sida, contre les franchises médicales, sur la légalisation de l’euthanasie, sur la lutte contre les discriminations et pour l’égalité entre tous les couples.

15 février 2008

Pré-commander dès maintenant mon prochain livre

ea8c2ececa55ddbd0d2ec44187b8a01a.jpgUn mois avant sa sortie en librairie, je vous propose de découvrir mon troisième livre "Tu es trop jeune pour comprendre" (couverture ci contre) directement en pré-commande sur le site de mon éditeur.

Vous pourrez ainsi donc le pré-commander (en cliquant sur ce lien) en version papier (avec une livraison à la date de sa sortie) ou, grande nouveauté, en version numérique à moitié prix. A noter que vous bénéficiez d'une réduction éditeur en le pré-commandant avant sa sortie.

Je continue à préparer minutieusement tout cela avec toujours comme objectif une aventure passionnante que vous découvrirez très prochainement sur ce blog.

Bonne lecture...

05 février 2008

Une panne de ligne avec le MoDem

8a90802ab17f096f1f5b84e3c510100b.jpgJe doutais depuis plusieurs semaines mais là, le temps de la décision est venu. Je m'en excuse auprès de celles et ceux qui ont voulu m'accompagner dans ce chemin politique mais je ne peux rester les bras croisés à espérer que tout cela s'arrangera. Trop de déceptions (personnelles et collectives) et surtout trop de bla-bla pour pas grand chose. Le Mouvement Démocrate m'a laissé l'espoir de voir une nouvelle façon de faire la politique, une union incroyable de forces nouvelles, un mélange des genres qui finirait par s'accorder, mais soyons honnêtes, le Modem n'a pas la saveur de ces rêves de départ.

Pourtant, nous avions tout pour réussir. Même si depuis le début, il fallait imposer nos idées pour encadrer tout cela, je ne voulais croire en une fin prématurée, une fin qui ne pourrait venir que si ce parti ne respectait pas la déclaration que je lui avais transmise dès le départ à travers une note de ce blog.

Une histoire blessante à l'aube des municipales car on ne sait pas entendre dans ce mouvement, car on ne sait pas écouter, car on fini toujours par organiser les petites affaires avec ses petits amis. De toute la France, le bruit monte mais de là-haut, personne ne veut l'entendre, toutes et tous persuadés que l'avenir leur appartient.

Sur Paris et plus particulièrement dans mon 15ème arrondissement, je ne vois rien de formidable, rien de novateur, rien de bien terrible pour faire vivre un souffle trop vite retombé. J'attends encore avant de me prononcer pour les prochaines élections. J'attends encore de voir, d'écouter, de faire la synthèse des différents candidats. Mais quand le temps est venu de se quitter, c'est déjà qu'on ne retournera pas vers son passé. Demain sera un autre jour de défis et de belles aventures.

Le moment de réagir était inévitable. Hier, aujourd'hui ou demain. L'important est de savoir tourner la page. Même quand elle reste hélas vierge. Bonne chance à ceux qui sont sur le terrain. Pour moi, les municipales au Modem s'arrêtent là... Maintenant, une séparation ce n'est pas obligatoirement une rupture...

30 janvier 2008

Mon prochain livre bientôt en librairie

fe3df7245009cb7a9549146c6870176e.jpgLes premières épreuves sont arrivées hier et c'est toujours le même sentiment qui prédomine : la crainte d'avoir raté quelque chose. Car ça y'est, mon prochain livre ne m'appartient déjà plus. Il est dans les mains de mon éditeur, d'iconographes, de correcteurs... et bientôt, je l'espère, dans les vôtres.

Il y a évidemment quelques corrections à effectuer mais je dois avouer être satisfait du premier jeu reçu. En attendant la sortie de "Tu es trop jeune pour comprendre : et si on faisait la politique autrement ?" pour la fin du mois de mars, je travaille aussi à faire vivre cet ouvrage en créant par exemple un blog à son attention pour recueillir témoignages et idées pour l'après. Cet après qui verra, de mon côté, une nouvelle façon de faire la politique. Un après qui sera aussi rattaché à ce livre. Pour l'instant, une chose est certaine : son prix à 10 euros !

29 janvier 2008

Vers une alliance Modem-PS à Paris ?

33084cee101428815cd65edd83790d7d.jpgC'est le jeu des gentillesses, des petites phrases pour mieux caresser l'autre. C'est aussi un projet similaire sur beaucoup de points... et on ne va pas s'en plaindre. Quand Bertrand Delanoë évoque un possible accord avec le Modem lors du second tour des élections municipales à Paris, la chef de file centriste Marielle de Sarnez salue "le signe d'ouverture" du maire de la capitale.

En y regardant de plus près, la direction prise par le projet socialiste et celui du Modem peut paraître semblable sur les questions prioritaires avec en premier lieu la politique du logement, de la famille et des transports. Ainsi, pour tous les deux, 40 000 logements sociaux pendant la prochaine mandature avec le souhait d'atteindre dès 2014 le seuil de 20% de logements sociaux prévu par la loi SRU (et donc avec 6 ans d'avance). Pour répondre aux besoins des classes moyennes, les projets prévoient l'un comme l'autre la construction de 4500 logements neufs. Pour la famille, c'est une bataille de chiffre : 4500 nouvelles places de crèches pour Delanoë et 4000 pour De Sarnez mais en y ajoutant "des microcrèches d'appartements". Enfin pour les transports, tous deux sont favorables au prolongement du tramway des Maréchaux jusqu'à la Porte d'Asnières.

Ces similitudes, nous ne devons pas le renier. Nous devons être fiers de pouvoir construire une politique nouvelle avec l'actuelle équipe municipale. Mais pour peser, nous devons aussi développer notre projet, savoir écouter toutes les doléances et surtout montrer que le vote Modem sera celui d'une voie nouvelle pour un Paris autrement. Notre score du premier tour sera notre boussole pour la suite... et la seule condition est de savoir nous faire entendre de tous les habitants de Paris.

21 janvier 2008

Message de Quitterie Delmas

Tout un symbole, toute une dynamique qui est en marche. Ce résultat est à marquer d'une pierre blanche dans nos vies politiques. Une bouffée d'air pour des adhérents de tous partis, trop souvent privés d'espace, de places dans les instances. Si nous y sommes arrivés, c'est qu'avec de l'énergie, du travail, de l'exigence, de la cohésion, des équipes de terrain et internet, nous pouvons bouleverser l'ordre établi. Nous l'avons fait !!!

Alors qu'au temps de l'UDF, le parlement de ce parti ne comptait qu'une liste officielle, ou tout au plus deux, le Mouvement démocrate se construit, malgré les difficultés, par la base. Notre plus grand combat pour préserver ce qui fait notre force : notre diversité, notre degré d'engagement, nos compétences, notre soif de rénovation de la politique !

Malgré les obstacles,  nous sommes particulièrement fiers d'apprendre que notre liste : "Les adhérents sont notre force" arrive en tête du scrutin francilien. (Sous réserve de validation des recours).

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