04 mai 2008

Et si Le Pen n'était qu'un détail ?

LE%2520PEN%2520PINARD.jpgNouveau dérapage, nouvelle façon de faire parler de lui, nouveau coup médiatique pour un parti en déroute... Nouvelle honte pour un représentant politique. Jean-Marie Le Pen signe et persiste sur les chambres à gaz durant la Seconde Guerre Mondiale, affirmant une nouvelle fois dans un entretien au magazine mensuel "Bretons", "qu'elles étaient un détail dans l'Histoire".

Vouloir faire parler de soi après ses échecs n'excuse pas tout et il n'est plus tolérable d'entendre de tels propos blessants la grande majorité de la population. J'ai été élevé et éduqué dans le respect face à l'horreur de l'Histoire, dans la commémoration et le souvenir des disparus. Pour ma génération, Le Pen n'a plus rien à faire sur le devant de la scène médiatique. J'avais déjà eu l'occasion, en étant président de Jeunes Autrement Paris de condamner des propos du président du FN tenu dans le journal "Rivarol" sur l'occupation allemande "pas particulièrement inhumaine".

Que Le Pen arrête de nous rejouer ses souvenirs d'enfant et qu'il sache disparaître en ne devenant qu'un détail de notre vie politique.

02 mai 2008

Ma nouvelle chronique dans LOM

couvlom89b.jpgLe syndrome de la page blanche, c’est horrible quand ça vous prend, quand vous restez des heures entières devant ce bout de papier et que l’encre ne s’imprime pas.

C’est une humiliation pour l’auteur en manque d’inspiration. Ne suis-je donc plus rien ? N’ai-je plus d’idées, plus de coups de gueule à pousser, plus de coups de cœur à partager ? Suis-je encore vivant finalement dans ce monde où écrire ce qu’on veut où on veut n’a jamais été aussi simple ?

Une page blanche qui vous nargue comme le ferait un être se croyant supérieur à votre petite personne. Une feuille vierge qui vous dévisage et vous met ainsi les points sur les « i ».

Oui, mon vieux, tu n’es plus bon pour tenir une chronique, pour faire-valoir ce que tu aimes au plus profond de toi. Eh puis, une image à la télévision. Aucun rapport avec les homos. Juste un peuple opprimé, une flamme qui vacille, des manifestants arrêtés. Des valeurs disent-ils. Valeurs bafouées, trahies, mortes. Le sport comme on ne le voit plus.

Alors c’est un geste de survie mais vous écrivez sur cette feuille. Vous y mettez votre hargne et votre impuissance. Votre questionnement aussi pour se dire qu’un pays englouti avant des Jeux passionne plus les foules que ces cas quotidiens d’hectares de bitumes où la liberté n’est même pas un mot bon à penser. Vous vous dîtes qu’on fusille, qu’on moleste, qu’on pend des hommes parce qu’ils ne sont pas comme les autres. Qu’on les écrase parce qu’on les veut différents de nous. Parce qu’ils sont une vermine, une crasse dont on se lave les mains. Vous revoyez devant vous une liste de noms propres où l’on salit l’être humain pour un tort que les autorités ont inventé. Et je me dis : mais qu’as-tu fait pour eux, pour tous ceux-là qui crèvent parce qu’ils sont comme toi… avides de liberté, heureux d’exprimer leurs points de vue, rêvant d’un amour comme le tien, s’embrassant à pleine bouche devant des passants endormis ? Je suis choqué de voir des images de haine mais le petit occidental que je suis reste sur son canapé à chercher des mots à écrire sur cette une feuille qu’on ne veut que gribouiller. Une liberté de penser plus forte qu’une liberté d’agir. Morale à la con.

Des souffrances similaires par centaines. Des hontes, des ignominies. J’en vois tant chaque jour mais je ne bouge pas. Car mes frères Tibétains ont autant le sang impur que ces pédés d’Orient qu’on mène à l’échafaud. Car ces moines bouddhistes valent aussi peu que les tapettes polonaises.

D’Occident ou d’Orient, nous sommes identiques avec nos amours et nos défaites. Et la page se remplit peu à peu en pensant aux pendaisons d’homos, aux génocides africains, aux matraquages chinois. C’est uni que l’on peut y faire face et c’est en se mobilisant chaque jour que nous arriverons à supprimer cette honte humaine.

La torche n’est pas allumée pour tous les peuples opprimés mais il reste toujours un espoir pour l’auteur d’une chronique : se retrouver un jour devant sa page blanche sans pouvoir écrire sur le malheur des uns ou des autres.

Une feuille vierge comme une pureté. Comme une valeur de liberté.

29 avril 2008

Pour un Grenelle de l'enseignement

80708_Des-lyceens-et-enseignants-manifestent-le-1er-avril-2008-a-Paris.jpgL'éducation n'a jamais été autant au coeur du débat politique français que ces dernières semaines. Partout, dans toutes les villes, des enseignants et des élèves se sont unis pour manifester leur mécontentement, pour faire entendre une voix unique sur un sujet qui nous concerne tous. L'école et plus globalement la politique de l'éducation doit être au premier rang de nos priorités. Le gouvernement nous l'avait fait croire mais nous nous sommes retrouvés ébahis devant la destruction massive de ce sujet sous prétexte d'un respect budgétaire et d'une préparation de l'avenir.

Nous le savons bien, le système éducatif français est à bout de souffle. Des profs usés, des élèves démotivés, des cours trop nombreux et trop peu intéressants, des orientations scolaires souvent mal expliquées, mal choisies. Nous sommes à une intersection cruciale pour l'avenir de millions de jeunes. L'école n'apprend plus, ne forme plus, ne permet plus de se construire correctement pour l'entrée dans la vie active. Elle est restée seule, enfermée sur elle-même sans voir le monde évoluer... le monde de l'entreprise par exemple, celui de l'université aussi, celui de la vie quotidienne. Pourtant les nouvelles voies ne manquent pas et il est encore temps de réagir.

Cette réaction sans précédent va demander d'énormes efforts de la part de tous mais c'est à cet unique prix que nous pourrons être fiers de notre école, fiers de ce qu'elle fait, fiers de sa formation, fiers de sa route vers de nombreux débouchés, fiers de sa volonté de préparer à l'arrivée dans le monde professionnel.

Nous ne devons ignorer aucune route, aucune idée, aucun chemin du renouveau. Des tables rondes doivent s'organiser rapidement pour extraire le principal de la réflexion. Nos enfants ont besoin du changement et cela ne peut passer par une destruction de l'éducation, par une coupure dans le nombre d'enseignants, par un nouveau repli sur soi, par un système qui exclut car on ne peut être présent pour tout le monde.

Les valeurs de la France doivent se retrouver dans le monde de l'école. Ces valeurs que sont l'égalité et la fraternité. Ces valeurs du travail, de l'accomplissement, de la recherche, de l'accompagnement, de la solidarité, de l'apprentissage.

Dans mon dernier livre, "Tu es trop jeune pour comprendre", j'ai développé de nouvelles pistes, de nouvelles voies car plus que jamais l'école est en danger et pour une fois, si nous réagissons assez vite, ça ne sera pas à ma génération de subir les erreurs du passé.

Établissions ce grand Grenelle de l'éducation, de l'enseignement, de l'école Française. Nous ne pouvons plus attendre.

25 avril 2008

Un oral peu convaincant

1149815283.jpgOn pouvait en attendre mieux mais tâchons ne pas crier à tout va après la longue interview de Nicolas Sarkozy hier soir en direct de l'Elysée. Si le Président a su changé sa façon de présenter les choses, il n'en est hélas pas de même dans la profondeur de ses réformes. Pas grand chose à retenir à part une poursuite tout azimut de ses grands projets. On croyait qu'il avait pu entendre les grondements des Français sur le pouvoir d'achat, les salaires, le fonctionnement de l'Etat... Il n'en est donc rien.

Quelques phrases populistes sur l'immigration, le chômage ou l'économie... Du Sarko pur jus qui tente de faire sa politique un peu autrement. Je l'attendais sur les questions sociales et économiques un peu plus en forme. Reste au final une grande déception et une attente encore plus intense sur le reste de son quinquennat. Un boulevard pour l'opposition qui devra aussi se montrer d'une meilleure foi... ça ne ferait pas de mal qu'ils reconnaissent aussi leurs erreurs tout comme a su le faire le Président.

23 avril 2008

Aujourd'hui, Autrement se félicite de la poursuite de la carte 'Famille nombreuse'

919854-1137869.jpgHier après-midi , le président de l'UNAF , en sortant de l'Elysée , cachait mal sa satisfaction : « La carte est repartie au moins pour dix ans ! ».
Et d'énumérer les garanties obtenues par la réponse claire du Président de la République qui ne prête pas à confusion entre la politique familiale et la politique sociale
jusque-là réservée aux familles avec trois enfants , elle sera élargie aux familles monoparentales et aux familles modestes avec deux enfants .
Le coût en sera supporté par le budget de l'Etat .

Aujourd'hui , Autrement, par la voix de sa vice-présidente chargé de la famille, est heureux d'apprendre qu'il ne s'agit plus d'une carte commerciale contingée comme on pouvait le craindre .

En conclusion : toute cette publicité autour de la carte « famille nombreuse » pourrait bien la relancer : 650 000 familles bénéficient de cette carte .
Alors qu' 1, 4 millions y ont droit , selon les calculs de l'Unaf.
Pour les finances publiques , la facture pourrait s'avèrer lourde …

22 avril 2008

La polémique sur la fausse mort de Pascal Sevran

C'est une grave erreur de journalisme mais aussi la preuve d'une course folle à l'audience et au scoop. La station de radio Europe 1 a dérapé hier soir à 19 heures en annonçant la mort de Pascal Sevran à l'âge de 62 ans... Information très largement par d'autres médias et journalistes dont Laurent Ruquier en direct sur France 2. Le démenti n'est tombé que plus tard... Bien trop tard pour faire oublier cet épisode prouvant une dérive incroyable de la presse.

 Ci-dessous l'annonce de la "fausse" mort de Pascal Sevran par Laurent Ruquier :


19 avril 2008

Jean-Luc Romero dans "Vivement Dimanche" sur France 2

403381187.JPGJean-Luc Romero, président de l'ADMD et président d'honneur de Aujourd'hui, Autrement, sera invité aux côtés de la chanteuse Stone de l'émission "Vivement Dimanche" présentée par Michel Drucker dimanche sur France 2.

Ce sera l'ocasion pour lui de rappeler son combat pour un droit à mourir dans la dignité puisque Stone est aussi responsable de l'ADMD dans le 2ème arrondissement de Paris.

Rendez-vous devant votre télé, dimanche entre 14h et 16h pour suivre cette émission hommage à la carrière de Stone et Charden

17 avril 2008

Vanneste une nouvelle fois à l'attaque

CV2.jpgCela devient une obsession chez ce député UMP du Nord : Christian Vanneste a une nouvelle fois attaqué un homme639px-Bertrand_Delanoe_2006_01_06.jpgpolitique gay pour diffamation. Après avoir porté plainte contre le conseiller régional d'Ile-de-France, Jean-Luc Romero, pour une note laissé sur son blog personnel, c'est au tour maintenant du maire de Paris, Bertrand Delanoë de subir les foudres de celui qui n'hésitait pas à déclarer l'homosexualité inférieur à l'hétérosexualité.

Monsieur Vanneste, condamné à deux reprises par la justice (en première instance et en appel) pour avoir tenu des propos homophobes, décide donc d'attaquer à tout va les gays parce qu'ils auraient tenus des propos désobligeants à son encontre.

Il est temps pour ce rétrograde de partir de la classe politique qu'il humilie bien plus qu'il ne la sert avec de telles pratiques dont seuls les responsables archaïques savent se servir. Ce monsieur ne semble donc pas comprendre ce qu'est la honte de la République.

 

15 avril 2008

Débat avec Jean-Luc Romero sur l'euthanasie

2101081605.JPGJean-Luc Romero, président d'honneur de Aujourd'hui, Autrement et président de l'ADMD, sera l'invité demain de la députée PS de Paris pour un débat sur le droit de mourir dans la dignité. Invité aussi à cette réunion, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius y expliquera sa proposition de loi pour une aide active à mourir.

 Rendez-vous demain soir à 19 heures au Théâtre 12 - 6 et 8 rue Ravel dans le 12ème arrondissement de Paris (métro Porte de Vincennes) pour ce débat autour de la question "Faut-il un droit à mourir ?" organisée par les assemblées citoyennes de Sandrine Mazetier.