20 avril 2008

Les mots en partage avec Jean-Luc Romero

Couverture%2520Amsterdam%252004-06-15%252006-19-04.jpgUn week-end chargé pour notre président d'honneur à Aujourd'hui, Autrement. Outre l'émission "Vivement Dimanche" aujourd'hui sur France 2 à 14h, il sera aussi invité en fin de journée par l’association "Les mots en partage".

De 17 à 19 heures il viendra évoquer les 5 livres que qu'il a écrit : « On m’a volé ma vérité », « Virus de vie », « Lettre à une droite maladroite », « Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps » et le dernier paru en février 2006 « La Nuit des Petits couteaux – Qui gagnera la bataille de Paris ? ».


Cette réunion se déroule dans la célèbre brasserie « La Coupole » 102, boulevard du Montparnasse et est ouverte à tous.

01 mars 2008

Mon 3ème livre en pré-commande sur internet

1347736456.jpgA seulement quelques semaines de la sortie de mon troisième livre, je ne suis pas mécontent de constater qu'avant même sa publication, le livre se retrouve sur tous les sites internet et dans pratiquement toutes les les librairies en pré-commande... Certains devront même le recevoir avant sa sortie officielle si j'en crois les explications de la Fnac.

Je vous invite donc dès maintenant à commander en ligne "Tu es trop jeune pour comprendre : et si on faisait la politique autrement ?"soit en version numérique (format PDF) directement sur le site de mon éditeur Publibook en cliquant ici, soit en version papier auprès de sites comme la Fnac ou Amazon.

J'attends très rapidement vos premières critiques !

05 septembre 2007

Et Yasmina, tu me tires le portrait ?

c0a3c35299df6d824161223c482fc0eb.jpgIl était attendu comme le Messie littéraire. C'était l'évènement de la rentrée. Un ovni. Un délice. Un portrait romancé. Un coup de pub énorme. Il était tout cela et en le refermant cette nuit, je me suis dit "bof". J'en attendais beaucoup moi aussi. De qui ? Du dernier livre de la talentueuse Yasmina Reza, "L'aube, le soir ou la nuit". Un livre qui dresse le portrait de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur jusqu'à son arrivée à l'Elysée.

Il y a du bon dans ce livre. Incontestablement. On se plait à s'intéresser ax détails, à toutes ces petites choses qui nous ont échapé, à ette psychologie d'une personnage bien plus que d'une personnalité. C'est justement aussi le problème. On se lasse vite de cette psycho finalement redondante et capricieuse quand elle s'attaque à d'autres sujets. C'est un fourre-tout où Sarko est une personne nerveuse, qui s'en fout de cette campagne, qui ne touche pas le bonheur en devenant président. Des mots, des bribes, des tâches, des clichées, des images d'Epinal. Après vingt pages, on ferme. On ouvre deux jours plus tard et ainsi de suite.

Ce livre est diificile à décrypter. Qu'a voulu faire Yasmina Reza ? Quelle utilité à ces pages noircis sans retouche ? Que diable, Yasmina est venue faire dans cette galère, pastiche d'un portrait genre Télérama. A la fin, on n'aime pas mieux ou moins Sarko. Ce n'est pas le but. On se dit simplement que la vérité est ailleurs. Dans des pages qu'on aurait aimé lire. Entre les lignes sournoises d'un faux défilé de campagne.

13 mars 2007

François Bayrou dévoile son "Projet d'espoir" pour la France

medium_couv_projet_despoir.jpgC’est un projet qui parle d’espoir. Un projet et pas seulement un programme. Car un programme électoral, c’est trop souvent un catalogue de promesses disparates dont le seul but est de séduire des électeurs. « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent… », disent les cyniques. Avec autant de déceptions au bout. Un projet, c’est plus profond. C’est une vision. Cela parle d’un pays, de son destin. D’un pays, c’est-à-dire d’un peuple et de ses valeurs. Et du chemin qu’il doit suivre pour être heureux, pour être grand, pour être reconnu, pour se reconnaître. A la veille de l’élection présidentielle de 2007, François Bayrou apparaît comme celui qui peut changer le destin politique de notre pays. Il dit : « Nous traversons une crise comme nous n’en avons pas rencontré depuis cinquante ans. Pour sortir de cette crise, il faut bousculer les vieux clivages, imposer un projet d’espoir, qui rassemble au lieu de diviser. » Ce livre est celui des idées claires pour la France. Des idées de réformes concrètes et réalisables, mais plus encore des orientations qui réunissent un pays et lui permettent de trouver son chemin.

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22 février 2007

Un amour à taire

medium_A28UAUNCA0Y8T36CA71S9I6CAETAZH9CA58M1A0CAFTBZ81CAA1A4T5CAWBEWJNCAMTKQ9DCAMEL72WCAUBD8HBCABCNZ8WCA90QEFUCA8QN7OPCA3AZV1VCAGLJ1AQCAZ2XPPXCAZPRE03CA341A1GCADOEUCL.jpgLe DVD sous le bras, je salivais d'avance à l'idée de me retrouver seul à seul avec moi-même face à cet medium_AVKFT4VCA66DVSGCAJBLE89CA4MTRAACAUNVU18CAS49GGZCAQAGVKICAFSNV02CAJN3CIPCAOM820XCABCMUDNCA459O61CALCFF48CAPSKB0UCAVLD14FCA6XRRB3CA79ZRV5CAXSOJ2YCA171US4CAP2G9JC.2.jpgovni de la scène qu'est l'excellente pièce de Christophe Botti, "Un Coeur sauvage". On m'en parlait depuis le début mais jamais je n'avais encore eu l'occasion de la voir étant même déçu de ne pouvoir aller l'applaudir en "live" au Tango. Et je n'ai pas envie de tarir d'éloges devant ce récital d'amour qui m'a ramené en arrière - presque 7 en moins - au milieu de mes incertitudes, de mes doutes, d'un choix crucial, d'un chagrin terrible et d'une volonté de vivre malgré tout intacte. On s'y reconnait forcément dans ces phrases prononcées par Mathan - ado complexé par un amour qui lui fait peur - qui traduisent tout le désarroi d'un jeune face au doublon de l'amour mais plus dur encore face à l'unique dilemne du désir. Il est là, seul pour comprendre son coeur, seul encore pour lutter contre ce qui le dégoûte et pourtant en même temps le cloue de d'adoration. Seul face à ce duo d'amoureux juvéniles incarnés par François et Virginie. La question n'est plus de savoir qui aimer ou même comment l'aimer, mais bien de savoir pourquoi l'aimer. Cet interminable va et vient entre le coeur et le cerveau, entre la peur et l'abandon, entre la vie et la mort, entre les larmes et le sourire, entre l'envie de tout crier et le pincement de cet amour à taire.

C'est l'histoire d'un jeune qui se découvre autrement. C'est l'histoire d'un jeune homme pris dans le grand jeu de l'amour, dans le tourbillon des sentiments. C'st l'histoire de tout jeune gay qui apprend à 17 ans qui il est vraiment. L'histoire est merveilleuse, l'écriture parfaite et le jeu des 3 acteurs grandioses... avec tout de même une mention spéciale à celui que je suis depuis ses débuts, Edouard Collin, dans le rôle de Mathan. Tout est plus vrai que nature dans cette pièce : un personnage attachant fondu dans un comédien, une jeune fille qui comprend sans rien dire aidée par les intonations lyrique de celle qui l'incarne, Violaine Brebion, et celui qui se cherche alors que tout lui était donné majestueusement joué par Julien Alluguette.

Une pièce qui contient dans ces répliques, le sous-titre de mon premier livre qui parlait d'une histoire semblable : "Pourquoi l'aimer quand la raison interdit les sentiments ?". Une question qui ne trouve de réponse que par un phrase douloureuse de Montaigne : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi". Les larmes coulèrent le long de ma joue et pour la première fois, je me suis dit intérieurement : "J'aurais tant voulu écrire cette pièce et la vivre de l'intérieur". Il y a des coups de coeur qui sont des coups de foudre... "Un coeur sauvage" c'est cela pour moi... Un voyage personnel sur la route d'une histoire où parfois l'amour est le seul bouclier au monde mais aussi trop souvent la seule arme quand on a 17 ans. Bravo et merci Christophe Botti.

15 novembre 2006

Le rêve de 2007 selon Philippe Martinat

medium_elysee.jpgLes sondeurs ne parviennent pas à s’accorder sur l’issue du scrutin. L’institut CSA prévoit une victoire du candidat socialiste à 52-53 %. La Sofrès annonce, elle, une petite victoire pour son adversaire. Ipsos met les deux au coude à coude. Le duel télévisé n’en apparaît que plus décisif pour convaincre la frange des indécis, particulièrement nombreux cette fois-ci puisque 20 % à 25 % n’ont pas encore décidé pour qui ils voteront. « Dire que ce sont ces blaireaux qui vont dicter la politique française pour ces cinq prochaines années et qu’ils hésiteront encore au moment d’entrer dans l’isoloir ! » peste Julien Dray.

C'est ainsi que se construit l'excellent livre de politique-fiction, "Elysée qui vous voudrez", du journaliste Philippe Martinat. Fidèle habitués des chuchoteries de nos politiciens dans le quotidien Le Parisien, Philippe Martinat nous dresse dans ce livre des portraits mordants des principaux acteurs de la prochaine élection présidentielle. On se prête au jeu en découvrant dans les pages datées du 22 avril 2007, un second tour Sarkozy-Royal ou Bayrou-Hollande. On rit de bon coeur au fil de la lecture tout en pensant à ce qui pourrait advenir si tout cela devenait vrai. Un plaisir de découvrir Alain Juppé, Jean-Marie Le Pen, Dominique Strauss-Kahn et bien d'autres s'installer derrière le bureau de l'Elysée.

Un livre à découvrir d'urgence pour se faire une idée de ce qui nous attend et de qui les Français auraient besoin derrière ce titre drôlissime : Elysée qui vous voudrez...

07 avril 2006

Besson revisite l'affaire Grégory

Le scandale est arrivé : Philippe Besson a osé l'impensable... Ecrire le récit de l'affaire du petit Grégory en se mettant à la place de la mère de l'enfant, Christine Villemin. Comme à chaque parution d'un livre de l'écrivain, je me suis arrangé pour l'avoir vite et le dévorer... et une nouvelle fois, je ne suis pas déçu. Mais la question mérite d'être posée : peut-on écrire la vérité d'une personne sans lui demander sa permission même en utilisant le terme de "roman" ?

Précisément, je réponds oui. Oui, car cela révèle de la liberté d'expression et de l'oeuvre littéraire... C'est un roman, c'est mentionné, à partir de là tout doit être clair. Le livre de Philippe Besson est une merveille d'écriture et l'on plonge dedans tellement l'histoire nous tient en haleine. C'est du grand art auquel il s'est essayé même si il n'arrive pas à me faire oublier le sublime "En l'absence des hommes", son premier roman.

Tout y est : les jalousie, la rancoeur, le doute, les larmes, la calomnie.... Aucune vérité dans ce livre, aucune certitude, simplement le récit inventé poignant d'une mère seule face à la mort de son petit garçon... seule face à un chagrin que personne ne peut comprendre. Un livre où le souvenir de l'amour et de l'écriture survit au delà de la fin.

Merci monsieur Besson de nous gâter encore aujourd'hui... Roman ou fait-divers, peut m'importe, je retrouve des larmes et des sourires... C'est bien là l'important dans la vraie littérature.

28 mars 2006

Sevran, les autres jours

En cette journée de grève nationale, j'ai décidé de ne publier aucune note n'ayant un rapport de près ou de loin avec le CPE... Ne chargeons pas la mule ! Aujourd'hui donc, l'envie de partager une passion pour deux hommes : la première "littéraire" pour un mémorialiste contemporain qu'incarne à merveille Pascal Sevran (loin de son image de la télévision), la seconde "politique" pour celui qui fait encore débat et qui reste dans la mémoire de chacun, le président François Mitterrand.

Au fil de mes lectures, je me suis arrêté sur un essai signé Sevran intitulé sobrement et poétiquement "Mitterrand, les autres jours". Sur la couverture du livre de poche, Sevran entouré de Mitterrand et de Jack Lang habillé pour l'occasion d'une chemise verte fluo à faire pâlir ceux qui suivent la mode pour cet été.... Déjà le livre s'annonce comme une découverte intime de Mitterrand, automatiquement sublime sous la plume de Sevran.

C'est d'un repas à l'Ermitage en passant par une virée nocturne à l'Elysée que Sevran nous entraîne dans une vie qu'aucun livre ne saurait retranscrire... Faut-il vraiment s'appeler Sevran pour toucher de si près la magie ? Je ne me lasse pas de ces anectodes qui finalement font tout le personnage du président... Oui, je me moque de son parcours mille fois répété ou de l'affaire Bousquet qui ne peut intéresser qu'encore Benamou. L'important pour moi c'est ce mystère qui plane entre les lignes, ces petites fourberies qui font un grand Homme, cette passion qui peut amener Sevran a vouloir la place autour d'une table où il pourra le mieux entendre parler Mitterrand. Ce que j'aime, c'est ce regard lucide et en même temps parfois rêveur posé sur celui qui restera le "dernier monarque de notre République", c'est ce respect de ne jamais juger car en amitié on se fout des petites affaires qui n'intéressent que la rombière le lendemain matin, place du marché. Il y a une authenticité, presque malsaine, dans ce livre. Il n'y a aucune réponse, aucune certitude, aucun préjugé... il y a simplement la vérité. La vérité d'une parcelle de vie que nous confie Sevran. La vérité d'une admiration que nous ne pouvons que lui envier. La vérité chuchotée pour que les autres - ceux dont on ne veut pas - ne puissent se mêler de ce qui ne les regarde pas.

En un mot, Sevran fait mouche... Une fois de plus