06 mai 2008

Un anniversaire dans le doute

930836886.jpgOn nous prenait pour des fous qui croyaient au loup pendant la campagne présidentielle. Certains mots étaient sûrement exagérés mais au moins un an après, on ne peut pas nous accuser de n'avoir rien fait. Je ne compte plus le nombre de fois où, lors d'un débat, d'une discussion avec des amis, d'un tractage, j'ai pu me prendre de bec avec des inconditionnels de Nicolas Sarkozy qui le voyait comme Dieu et attendait de lui qu'il change radicalement la France.

C'était beau cet élan, cet énergie pour convaincre, cette volonté de croire que tout était possible. Je ne critique aucunement la force de l'engagement. C'était tout de même un peu ahurissant de voir certaines personnes défendre un sujet de Sa Majesté alors qu'ils n'en voulaient pas six mois plus tôt. Là, la bêtise de l'aveuglement dominait.

Un an après son élection, Nicolas Sarkozy a déçu. C'est une réalité de dire cela au vu des sondages plus que mauvais qui se succèdent pour le président. Trop à droite puis butineur à gauche puis retour au centre avant une nouvelle envolée à droite toute. Sarkozy n'a fait qu'aller d'un point à un autre, sans ligne de conduite, tantôt bling-bling, tantôt trop présidentiable. Un an de Santa Barbara, de réformes où l'on prend au pauvre pour donner aux miséreux, de cacophonie gouvernementale, de trahisons, de promesses non tenues. Alors, c'est vrai, il reste encore 4 ans... 4 ans pour endiguer la seule vraie rupture créée par Nicolas Sarkozy : celle avec le peuple français... Putain, encore 4 ans.

02 mai 2008

Ma nouvelle chronique dans LOM

couvlom89b.jpgLe syndrome de la page blanche, c’est horrible quand ça vous prend, quand vous restez des heures entières devant ce bout de papier et que l’encre ne s’imprime pas.

C’est une humiliation pour l’auteur en manque d’inspiration. Ne suis-je donc plus rien ? N’ai-je plus d’idées, plus de coups de gueule à pousser, plus de coups de cœur à partager ? Suis-je encore vivant finalement dans ce monde où écrire ce qu’on veut où on veut n’a jamais été aussi simple ?

Une page blanche qui vous nargue comme le ferait un être se croyant supérieur à votre petite personne. Une feuille vierge qui vous dévisage et vous met ainsi les points sur les « i ».

Oui, mon vieux, tu n’es plus bon pour tenir une chronique, pour faire-valoir ce que tu aimes au plus profond de toi. Eh puis, une image à la télévision. Aucun rapport avec les homos. Juste un peuple opprimé, une flamme qui vacille, des manifestants arrêtés. Des valeurs disent-ils. Valeurs bafouées, trahies, mortes. Le sport comme on ne le voit plus.

Alors c’est un geste de survie mais vous écrivez sur cette feuille. Vous y mettez votre hargne et votre impuissance. Votre questionnement aussi pour se dire qu’un pays englouti avant des Jeux passionne plus les foules que ces cas quotidiens d’hectares de bitumes où la liberté n’est même pas un mot bon à penser. Vous vous dîtes qu’on fusille, qu’on moleste, qu’on pend des hommes parce qu’ils ne sont pas comme les autres. Qu’on les écrase parce qu’on les veut différents de nous. Parce qu’ils sont une vermine, une crasse dont on se lave les mains. Vous revoyez devant vous une liste de noms propres où l’on salit l’être humain pour un tort que les autorités ont inventé. Et je me dis : mais qu’as-tu fait pour eux, pour tous ceux-là qui crèvent parce qu’ils sont comme toi… avides de liberté, heureux d’exprimer leurs points de vue, rêvant d’un amour comme le tien, s’embrassant à pleine bouche devant des passants endormis ? Je suis choqué de voir des images de haine mais le petit occidental que je suis reste sur son canapé à chercher des mots à écrire sur cette une feuille qu’on ne veut que gribouiller. Une liberté de penser plus forte qu’une liberté d’agir. Morale à la con.

Des souffrances similaires par centaines. Des hontes, des ignominies. J’en vois tant chaque jour mais je ne bouge pas. Car mes frères Tibétains ont autant le sang impur que ces pédés d’Orient qu’on mène à l’échafaud. Car ces moines bouddhistes valent aussi peu que les tapettes polonaises.

D’Occident ou d’Orient, nous sommes identiques avec nos amours et nos défaites. Et la page se remplit peu à peu en pensant aux pendaisons d’homos, aux génocides africains, aux matraquages chinois. C’est uni que l’on peut y faire face et c’est en se mobilisant chaque jour que nous arriverons à supprimer cette honte humaine.

La torche n’est pas allumée pour tous les peuples opprimés mais il reste toujours un espoir pour l’auteur d’une chronique : se retrouver un jour devant sa page blanche sans pouvoir écrire sur le malheur des uns ou des autres.

Une feuille vierge comme une pureté. Comme une valeur de liberté.

01 mai 2008

Un 1er mai de mobilisation

muguet1.jpgUne journée de repos entre amis et famille. Une journée de mobilisation aussi dans la France entière pour défendre le thème préoccupant du pouvoir d'achat. Ce 1er mai 2008 porte des espérances nouvelles, doit envoyer un signal fort, se doit d'être la source d'un mouvement de conscience face aux délocalisations multipliées des entreprises, face aux suppressions d'emplois qui touchent de plus en plus de salariés.

Je suis déçu de voir ce capitalisme marcher sur la tête. Déçu de constater que souvent seul l'argent guide notre société. Ce n'est pas l'image que je me fais de notre avenir, de notre projet, de notre vie. En cette fête du travail, soyons certains que d'autres mondes peuvent s'écrire !

30 avril 2008

Les gays, ces sous-citoyens !

12094673781.jpgL'affaire semble presque passée inaperçue et pourtant elle symbolise, à elle seule, une discrimination toujours présente de l'Etat français envers les homosexuel(le)s. Frédéric était Français et aimait un homme. Aujourd'hui, il ne l'est plus car il s'est marié à un homme aux Pays-Bas. Pour cette raison, le consulat de France lui a retiré sa nationalité car il a décidé de ne pas reconnaître son mariage lorsque Frédéric a également acquis la nationalité néerlandaise. Pourtant, selon une convention signée entre la France et les Pays-Bas, quiconque opte pour la nationalité de l'autre pays perd automatiquement la nationalité de son pays d'origine... sauf en cas de mariage avec une personne de l'autre nationalité, se voyant accordé ainsi la double nationalité.

Aujourd'hui, Frédéric est redevenu célibataire pour le consulat d'Amsterdam et ceci sur ordre du ministère des Affaires étrangères, lui demandant de rendre son passeport et sa carte d'identité, le radiant par la même occasion des listes électorales.

Son seul tort finalement pour Frédéric : être gay ! Une loi non respectée, une nouvelle fois, par l'Etat français qui prouve qu'il continue à discriminer en fonction de l'orientation sexuelle... allant jusqu'à déchoir une personne de sa nationalité.

Ces discriminations honteuses n'ont plus lieu d'être et je demande dès à présent qu'un grand débat puisse s'ouvrir dans notre pays autour de la question liée à l'union civile homosexuelle et à l'homoparentalité. Dans le pays donneur de leçons qui est le nôtre, ce vent de modernité ne ferait pas de mal pour que demain "gay" ne soit plus synonyme de "sous-citoyen".

28 avril 2008

Construisons ensemble Aujourd'hui, Autrement !

thumb_logo_parti.2.jpgDepuis deux semaines, j'ai l'honneur de présider le parti politique Aujourd'hui, Autrement. Dès mon élection à la tête de ce mouvement, j'ai souhaité lui donner un second souffle en réorganisant la communication interne, en lui faisant profiter de la réactivité et de la vision d'internet, en lui donnant les moyens d'exister avec ses symboles et sa vision novatrices sur l'ensemble des sujets, en lui permettant d'associer l'ensemble de ses membres à ce renouveau politique.

Je ne peux qu'être fier et heureux de constater ce début de réussite. Nous sommes présents dans la réactivité de l'information, nous savons formuler des propositions audacieuses et courageuses, nous ne nous interdisons aucun débat et aucun sujet, nous travaillons tous main dans le main pour continuer cette route.

Je sais que le chemin est long, que nous connaîtrons très certainement des difficultés, que nous ne pourrons promettre des grands soirs mais je sais aussi par-dessus tout que nous ne devons rien nous interdire, que nous devons amplifier notre travail, que nous devons unanimement regarder vers l'avenir pour construire ce parti 100% différent, ce parti d'avenir. C'est pour cette raison que je réunirais très prochainement l'ensemble du bureau politique pour lui soumettre un nouveau manifeste, une nouvelle charte, un nouveau cahier des charges, une nouvelle feuille de route.

Nous devons continuer nos efforts, continuer nos combats, continuer aussi à discuter avec d'autres mouvements sans pour autant renier nos valeurs, nos visions d'avenir et nos espérances. C'est de cette manière que nous pourrons aussi développer cette politique autrement, cette politique libéral-social, humaniste, démocrate et européenne.

Rejoignez nous dès maintenant dans ce formidable élan démocratique en adhérant en ligne à Aujourd'hui, Autrement et en bénéficiant ainsi en 2009 d'une réduction de vos impôts de 66% de la somme versée.

Ensemble, construisons notre avenir. Ensemble écrivons notre projet 100% différent !

25 avril 2008

Un oral peu convaincant

1149815283.jpgOn pouvait en attendre mieux mais tâchons ne pas crier à tout va après la longue interview de Nicolas Sarkozy hier soir en direct de l'Elysée. Si le Président a su changé sa façon de présenter les choses, il n'en est hélas pas de même dans la profondeur de ses réformes. Pas grand chose à retenir à part une poursuite tout azimut de ses grands projets. On croyait qu'il avait pu entendre les grondements des Français sur le pouvoir d'achat, les salaires, le fonctionnement de l'Etat... Il n'en est donc rien.

Quelques phrases populistes sur l'immigration, le chômage ou l'économie... Du Sarko pur jus qui tente de faire sa politique un peu autrement. Je l'attendais sur les questions sociales et économiques un peu plus en forme. Reste au final une grande déception et une attente encore plus intense sur le reste de son quinquennat. Un boulevard pour l'opposition qui devra aussi se montrer d'une meilleure foi... ça ne ferait pas de mal qu'ils reconnaissent aussi leurs erreurs tout comme a su le faire le Président.

20 avril 2008

Les mots en partage avec Jean-Luc Romero

Couverture%2520Amsterdam%252004-06-15%252006-19-04.jpgUn week-end chargé pour notre président d'honneur à Aujourd'hui, Autrement. Outre l'émission "Vivement Dimanche" aujourd'hui sur France 2 à 14h, il sera aussi invité en fin de journée par l’association "Les mots en partage".

De 17 à 19 heures il viendra évoquer les 5 livres que qu'il a écrit : « On m’a volé ma vérité », « Virus de vie », « Lettre à une droite maladroite », « Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps » et le dernier paru en février 2006 « La Nuit des Petits couteaux – Qui gagnera la bataille de Paris ? ».


Cette réunion se déroule dans la célèbre brasserie « La Coupole » 102, boulevard du Montparnasse et est ouverte à tous.

09 avril 2008

Ecrire une nouvelle page

blogimage.php%3Ft%3D0%26i%3D285619L'envie de faire autrement. C'est cela qui me caractérise. L'envie de changer des choses, de réinventer ce qui peut faire vivre la société, de bouger des frontières établies par le passé. Vous construisez petit à petit votre chemin pour vous faire entendre, pour pouvoir participer, pour enfin aller au devant du terrain.

Il y a 6 ans, je commençais mon humble parcours en politique. Aux côtés d'un homme : Jean-Luc Romero. J'ai appris, j'ai pris des coups, je me suis fait des bosses et des bleus à l'âme. J'ai eu aussi des sourires, des espoirs, des rêves établis. J'ai aidé à la construction de certains idéaux, participé à la mise en place de structure commune à toutes celles et ceux qui voulaient vivre cette aventure qu'incarne la politique autrement.

J'arrive à la croisée des chemins. A l'aube d'un nouveau défi qui commencera à s'écrire dans la difficulté, et j'en ai parfaitement conscience. Mais si je ne le tente pas, que pourrai-je dire ? De quoi pourrai-je être certain ? Quelle aventure me fera vibrer ? Pour certains, j'aurais dû être candidat aux élections municipales car c'était la seule porte pour ne plus parler mais plutôt agir. Contrairement à eux, je ne crois pas qu'être un élu permet d'agir mieux qu'un simple représentant de la société civile et tenir leur discours revient à mettre de côtés les milliers d'acteurs associatifs, les hommes et femmes qui connaissent la réalité du terrain, les représentants de quartiers qui aident à reconstruire et à apaiser, les jeunes qui défendent leurs idées en battant le pavé. Je ne veux pas manquer de respect à ces acteurs et actrices essentiels pour le bien-être de notre société. Je me sens même mieux en étant de leur côté.

Si je n'ai pas été candidat en mars dernier, c'est par conviction que je ne pouvais me vendre pour une place sur une liste. Par conviction que mes valeurs ne pouvaient petre communes avec juste un peu d'honneur, de fierté, de prétention d'avoir son nom sur un tract. Par conviction que je ne correspondais pas à celui qui croient dur comme fer aux idées défendues dans mon arrondissement par l'UMP,le PS ou le MoDem.

Mais cela m'empêche-t-il de pouvoir continuer à l'ouvrir, à vouloir construire avec d'autres quelque chose de 100% différent ? Ce n'est pas contradictoire et ce n'est pas interdit !

Pour celles et ceux qui seront là à partir de vendredi pour construire notre politique autrement, je veux qu'ils sachent que plus que jamais nous avons notre rôle à jouer, que plus que jamais nous arriverons à nos fins. Car c'est vendredi que les choses sérieuses commencent. Car c'est vendredi que mon combat pourra éclore avec une équipe soudée à mes côtés.

08 avril 2008

La flamme a eu chaud !

494779.jpgUn fiasco. Une honte. Un véritable bordel. Une offense. Il n'y a pas de mot assez fort pour caractériser la journée d'hier qui a vu la flamme olympique vivre son pire parcours à Paris. Amoureux du sport, je vous comprends : ces Jeux qui incarnent la paix, le rassemblement, le don de soi doivent exister et être beaux. Mais que faire quand ceux-ci se passent dans une dictature qui, ne connaissant pas déjà la liberté d'expression, massacrent impunément un peuple pacifiste ?

Là les valeurs du sport s'arrêtent. Car il est temps de réagir, de laisser nos paroles à terre et de savoir mettre des actes en avant. J'étais à l'Hôtel de Ville en compagnie de centaines de manifestants pour exprimer avec force que nous ne voulions pas de ces Jeux dans ces conditions. Que nous voulions la liberté pour le peuple opprimé tibétain. Que nos valeurs s'appelaient la démocratie, le respect, l'union, la liberté.

De cette journée éprouvante, je ne retiendrai ni les meutes de CRS qui chargeaient impunément, ni les Chinois qui ont osé nous interpeller en nous disant que côté liberté on n'avait rien à dire avec "notre affaire Corse", ni les milliers de bras qui se tendaient vers la liberté, ni les drapeaux déployés pour exprimer notre soutien au Tibet. Non, ce que je retiendrai, c'est ce chaos causé par les autorités chinoises, ces athlètes avec une torche éteinte, cette flamme sous haute protection dans un bus, ces journaux chinois qui se moquaient se matin de nos policiers, ce manque de respect de la Chine pour nous, pour les défenseurs des Droits de l'Homme, pour les amoureux du sport, pour l'ensemble de la classe politique française.

Cette flamme n'a plus lieu d'être et c'est maintenant que nous devons unir nos forces pour ne pas faire oublier trop rapidement ce qui nous réunit au quotidien.

07 avril 2008

Pas besoin de grands mots...

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